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Itxassou

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1 Guernika, lundi 26 avril 1937. Vers quatre heures et demi de l'après-midi, des avions allemands Heinkel 111 et Junker 52 déversent des tonnes de bombes explosives puis incendiaires sur la ville sainte des basques. 1650 morts, 1000 blessés, 80% de maisons détruites. 2 Gernika, c'est le nom qu'avaient choisi les combattants basques réunis en une unité d'environ 200 hommes qui participèrent sous le commandement de Kepa Ordoki aux combats victorieux de la Pointe-de-Grave du 14 au 20 avril 1945. 3 Le bataillon de Gernika est intégré dans le régiment mixte marocains et étrangers (R.M.M.E.) commandé par le chef de bataillon Chodzko, descendant des rois de Pologne, célèbre baroudeur de la légion étrangère. 4 A la veille de l'offensive, la brigade Carnot se divise en trois groupements: ouest-centre-est. Le R.M.M.E. est affecté au groupement ouest, au sud de Montalivet, entre la plage de l'Océan et le marais de la Perge. 5 Le samedi matin 14 avril 1945, l'abbé Louis Souilly, aumônier général de la brigade Carnot donna la communion à tous ceux qui le désiraient. La tradition datant de la guerre civile espagnole où les basques entendaient la messe ou communiaient avant de partir au feu, était ainsi respectée. 6 "L'heure est arrivée de combattre; de vaincre l'ennemi; de faire savoir au peuple de France que les basques savent lutter et mourir pour la liberté... Ce sont ces mêmes allemands qui causèrent la mort, à Durango et à Gernika; n'oubliez pas que la France sera fière de votre exemple. Gora Euzkadi!" 7 Le bataillon de Gernika s'est brillamment acquitté des missions qui lui avaient été confiées: enlever la route de Montalivet, progression entre les hautes dunes et la route de Vendays-Soulac, enlèvement le 19 avril de l'important blockaus Y33. 8 Les combats de la Pointe-de-Grave se terminèrent après sept joursde combat le 20 avril 1945. Le fort du Verdon est atteint à 12 heures par les F.F.I. Les troupes F.F.I. avaient rencontré une résistance farouche de la part de soldats allemands expérimentés qui étaient aux dires de l'historien H. Noguères "des nazis fanatiques". 9 Les Gudaris basques eurent quatre morts au combat: le soldat Antonio Mugica Arzizabalaga, le sergent Félix Iglésias Mima, le sergent Juan José Jausoro Sasia et le caporal Antonio Lizarralde Garamendi. 10 "Sur ton visage, flottait un sourire. Sur ton visage, se lisait la satisfaction. Sur ton visage, se lisait la fierté. Sur ton visage, se lisait l'orgueil. Sur ton visage, il y avait ... je ne sais quoi... quelque chose de magnifique que je n'oublierai jamais..." José-Maria Azpiazu, chef du service des brancardiers.